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2011
création mondiale

Karakuri, Poupée mécanique

Pour soprano, ensemble et dispositif
Effectif détaillé
soprano, flûte, clarinette basse, cor, trompette, trombone, 2 percussions, piano, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, dispositif électronique
Durée
20 min
Commanditaire

Commande d'État – Ministère de la culture et de la communication

Date de création
24 Septembre 2011 - Festival international de Musique de Besançon Franche-Comté - Besançon - France
Solistes
  • Shigeko Hata soprano

"Pièce inspirée par les Poupées mécaniques japonaises (Karakuri Ningyo) de l’époque d’Edo (début de 19e siècle), par leurs aspect naturel, presque humain, leur mécanisme d’horloge très détaillé mais aussi par leur créateur. Les textes sont de compositeurs tchèques et français avec quelques mots en japonais.

La pièce est constituée de quatre mouvements.

Pour le premier mouvement, le point de départ a été ma vision de Hisashige Tanaka, le créateur des poupées qui, devant son miroir est en train de faire la pose de jeune archer pour rendre son mécanisme le plus humain et le plus parfait possible. La partie de la voix est aussi pantomimique et l’ensemble joue un rôle du miroir. Dans ce mouvement, il y a très peu de texte, (des mots en français : gesttttte, justtte, tttttire, flèche chevauche flèche, vise la cible…)

Le deuxième mouvement est une liste en français très détaillée des segments de mouvements que la poupée doit exécuter, la voix est parlée dans un rythme rapide de la parole, l’ensemble double les phonèmes le plus fidèlement possible (segment un : bras droit vers l’avant ; segment deux : la tête tourne ; segment trois : l’avant-bras droit tombe sur la flèche d’un mouvement brusque ………)

Le troisième mouvement est construit autour de mots tchèques très rapidement répétés qui, en diminutif (d’où l’omniprésence du phonème  « tsch ») signifient des pièces détachées du mécanisme de la poupée (kolečko kolečko kolečko kolečko, matička matička matička matička, osička osička osička osička…..). Cela vient d’un image d‘une très grande concentration, voir obsession pour chaque minuscule particule du créateur de ces poupées.

Le quatrième mouvement est très rythmé et mécanique, c’est déjà la poupée aboutie en mouvement. Le texte est en grand partie en tchèque, juste au milieux en français (poupp pp pé mecccanique méccanique….). Les rôles seront renversés. Le mécanisme devient le mètre et son créateur perd tout son contrôle, reste dépassé, voir détruit par sa propre œuvre. L’échantillonneur joue les bruits divers des mécanismes, les instruments aussi."

Ondrej Adamek