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1921

Symphonie n° 4 orch. Erwin Stein

Effectif détaillé
soprano, flûte, hautbois, clarinette, 2 percussions, piano, harmonium, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse
Durée
55 min

Quelques mots sur lʼœuvre originale

Sa composition fut faite en plusieurs temps : le dernier mouvement La vie céleste est repris du Cinquième Lied Des Knaben Wunderhorn, écrit dès 1892. Mahler décida alors dʼen faire le finale de sa 4e Symphonie et conçut les 3 premiers mouvements en fonction de celui-ci. Sa gestation eut lieu pendant les vacances de lʼété 1899, prises après deux années de fonction en tant que directeur de lʼOpéra de Vienne, poste très exigeant qui empêchait Mahler de composer à sa guise. Il ne reprit les ébauches quʼà lʼété 1900 et acheva alors la partition en quelques semaines. La musique reste très lyrique et relativement classique, assez loin des compositions plus torturées qui lui sont postérieures. Le premier mouvement fait entendre des clochettes et des thèmes à caractère de danses villageoises. Le second mouvement introduit un violon solo désaccordé, ce qui ne plut pas aux oreilles de lʼépoque. Lʼadagio dʼune grande ampleur fait surtout appel aux cordes et se termine par un tutti dʼorchestre qui introduit le dernier mouvement à caractère vocal. Le texte du Lied chanté par une voix de soprano souligne les plaisirs bucoliques et gastronomiques du ciel...

 

Quelques mots sur la transcription

Cʼest à Erwin Stein que l’on doit la transcription en 1921 de la 4e Symphonie de Mahler pour quatuor à cordes, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, piano, harmonium et percussions. Lʼétonnante réussite de cette conversion chambriste tient, avant tout, à un équilibre parfait entre une relecture pointilliste de la partition et le souci de préserver la ligne mélodique dʼensemble. Par sa transparence et sa relative légèreté orchestrale, la 4e Symphonie, lʼune des plus lyriques et classiques de son auteur, se soumet de très bonne grâce au dégraissage. Stein accentue sa lisibilité tout en soulignant le moindre mouvement de timbre, le plus subtil agencement de motifs, rendant justice à la marqueterie sonore imaginée par Mahler, tout en parvenant à donner chair au climat orchestral qui clôt le mouvement lent.